L’Assemblée des Directions de Laboratoire a lancé il y a trois jours un sondage pour connaître l’avis des directeurs d’unité sur le projet de labellisation des key-labs.

Merci aux 434 directions d’unités qui ont répondu !

Ci-dessous les résultats bruts (statistiques des réponses aux questions fermées). Une analyse plus détaillée sera produite à la rentrée, en croisant les données et en synthétisant les nombreux commentaires.

En un mot comme en cent : l’avis d’une large majorité des directions d’unité est défavorable au dispositif. Dans les très nombreux et éloquents commentaires, ce qui revient le plus souvent est la consternation devant la création d’un nouvel indicateur, binaire, sujet à une grande part d’arbitraire, qui produira une nouvelle couche de compétition délétère entre les laboratoires. Une nouvelle pression pour les directions de laboratoires, déjà soumises à de nombreuses tensions qui ont été accrues par la LPR. En ce sens, beaucoup parmi les directeurs et directrices d’unité notent que ce dispositif ne sera bon ni pour les keys-labs, ni pour les « pas-key-labs », bien qu’il soit estimé majoritairement que l’attractivité des unités labellisées sera augmentée. En somme, les directions de laboratoire sont toutes favorables à retrouver les moyens qui ont fondu au cours des années, et elles lient mécaniquement cette perspective à un regain d’attractivité. Mais elles n’acceptent pas que cela se fasse au prix d’un sacrifice des 3/4 des laboratoires du CNRS, pour lesquels est planifié un désengagement massif. Non seulement le choix budgétaire est contesté mais la méthode managériale, avec la création de cet indicateur et la parution, ici et là, des premières listes, est tout simplement inacceptable.

L’ADL a demandé un rendez-vous en urgence au Président-Directeur-Général qui a dit ne pas pouvoir nous recevoir avant le CA du 20/12 devant valider son COMP.

L’ADL lui a donc demandé de suspendre le dispositif, et de nous recevoir en janvier. De nombreux autres acteurs l’ont également contacté pour lui demander de ne pas mettre en application ce dispositif. En off, de nombreux DAS et des Directeurs d’Institut font part de leur malaise et se désolidarisent de cette « idée ».

Enfin, nous avons transmis au PDG les premiers résultats du sondage, ainsi qu’au président du CA pour information de ses membres.

L’ADL reste mobilisée sur ce sujet, et verra le PDG du CNRS en janvier pour lui faire part de la désapprobation massive des directeurs d’unité. Dans un souci de transparence et de représentativité non partisane, l’ADL ne cachera pas les avis favorables, qui, s’ils sont très minoritaires, existent, et pourraient donner lieu à des discussions au sein de l’ADL.

Portfolio