Convocation d’une Assemblée Générale Extraordinaire le 20 janvier 2025 à 18 h
Forts d’un sondage rempli par 453 Directions d’Unités, avec des conclusions claires, nous avons demandé un RDV au PDG du CNRS dès le 16 décembre, pensant que cette consultation pourrait lui être utile dans sa gestion du dossier Keylabs. Il n’a pas eu l’air de penser comme nous, puisqu’après plusieurs demandes, il a fini par nous accorder un entretien… le 30 janvier, afin de « privilégier le dialogue social qui lui est cher » et voir prioritairement les organisations représentatives. Nos demandes d’un RDV plus précoce n’ont pas eu de réponses.
Nous pensons qu’il s’agit en fait de gagner du temps, et de faire jouer à plein le jeu malsain de la mise en compétition entre les UMR et entre les sites dans une ambiance de rumeurs et de poker menteur : nombre de nos collègues, en responsabilité, pensent que la Présidence du CNRS, qui se montre à ce stade inflexible, ne changera pas d’avis. Dans ce contexte, ils peuvent estimer devoir d’abord défendre les intérêts de leurs laboratoires (ceux qu’ils dirigent ou ceux qu’ils hébergent sur leur site universitaire) et essayer de décrocher la queue du Mickey-lab.
C’est là très précisément la base de la tactique adoptée par la direction du CNRS : selon nos informations, elle fait fuiter les listes de keylabs comme autant de ballons d’essai ; elle affirme à tous ses interlocuteur que l’interlocuteur précédent, lui, était favorable et avait décidé d’accompagner le dispositif ; nous avons ainsi entendu tel ou tel directeur d’institut annoncer publiquement que telle ou telle université était très favorable, alors qu’elle nous affirme le contraire. La tactique est un peu grossière mais elle semble fonctionner.
C’est dans ce contexte que nous convoquons lundi 20 janvier 2025 à 18 h une Assemblée Générale Extraordinaire (et Informelle, car nous n’avons pas le temps de respecter les 15 jours de délai statutaire) de tous nos adhérent.e.s.
Deux points à l’ordre du jour :
1) Partage d’informations sur la communication du CNRS, de sa présidence des Directions d’Instituts et des Directions Adjointes Scientifiques afin de pouvoir rendre compte publiquement des positions qu’elles et ils ont annoncées (notamment quant aux prétendus soutiens dont ils disposeraient). L’objectif est de mettre de la transparence dans ce processus et que chacun puisse dire clairement ce qu’il pense.
2) Adoption d’une stratégie d’action pour le cas où le dispositif serait maintenu.