L’ADL était auditionnée jeudi dernier par le GT « Le modèle français de la recherche scientifique et ses atouts » de l’Académie des Sciences en compagnie de représentants du Collège des Sociétés Savantes et de représentants de la CPCN.

Il est intéressant de constater comment, avec des mots et des points de vue différents, ces trois organisations ont décrit un constat partagé sur les forces à préserver du système Français :

  • le statut de permanent tôt dans la carrière, qui permet à des jeunes de prendre des risques scientifiques sans craindre que ceux-ci n’aient un impact sur leur futur (au contraire des "tenure tracks"),
  • La liberté académique garantie par la loi,
  • la culture collective via des unités de recherche ne se réduisant pas, comme dans le monde anglo-saxon, à un porteur de projet au sommet d’une pyramide de postdoc, doctorants et undergraduates.

De même nous partageons des craintes comme :

  • l’obstacle ressenti de charge administrative excessive hélas en forte croissance,
  • une part trop importante du financement de la recherche via des appels à projets, au détriment de travaux moins sensibles aux modes que pourraient financer des crédits récurrents (nous prônons un rapport de l’ordre de 50%/50%, ce qui est très loin d’être la cas actuellement).

Merci à l’Académie de nous avoir reçus.